Cuba : une brèche dans le blocus


Appel aux dons :
conteneur solidaire pour l’hôpital pédiatrique Nord de Santiago de Cuba

Campagne de solidarité avec l’hôpital pédiatrique Juan de la Cruz Martínez Maceira pour la réouverture du service de pneumologie



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Dons ouvrant droit à réduction d’impôts

1. Contexte à Cuba :


Province de Santiago de Cuba

C’est la deuxième province la plus peuplée de Cuba, après la capitale, La Havane. Le territoire qu’elle occupe faisait partie de l’ancienne province d’Oriente, jusqu’à ce qu’en 1976, avec la proclamation de la nouvelle division politico-administrative, elle devienne une province à part entière.

Sa municipalité chef-lieu est l’une des sept villes fondées par l’adelantado Diego Velázquez au début de la conquête et de la colonisation de l’île de Cuba par l’Espagne. À partir de 1515, elle devient capitale jusqu’au milieu du XVIe siècle, où elle est remplacée par la ville de La Havane. Son centre historique a été déclaré Monument national le 10 octobre 1978.

La province, incluant les îlots, couvre une superficie de 6 170 km², ce qui en fait l’une des quatre plus petites du pays, avec La Havane et Cienfuegos. Elle est située à l’extrême est de Cuba, limitrophe au nord avec Granma et Holguín, au sud avec la mer des Caraïbes, à l’est avec Guantánamo, et à l’ouest avec Granma. En raison de son importance politique et économique, elle est considérée comme la deuxième province la plus importante du pays.


Le blocus contre Cuba

Depuis 1962, les États-Unis ont imposé unilatéralement un blocus économique, commercial et financier contre Cuba. Bien loin de s’assouplir, ce blocus a même été progressivement renforcé depuis les années 1990.

La loi Torricelli votée par le Congrès états-unien en 1992 interdit à tout navire accostant dans un port cubain de se rendre aux États-Unis dans les 6 mois qui suivent. Quant à loi Helms-Burton de 1996, elle interdit à toute entreprise mondiale d’exporter vers Cuba un produit contenant plus de 10% de composants d’origine états-unienne et interdit l’importation sur le territoire états-unien de tout produit contenant plus de 10 % de composants d’origine cubaine.

Avec la loi Helms-Burton, ces mesures deviennent rétroactives et extraterritoriales, ce qui signifie qu’elles s’appliquent à toute entreprise mondiale même non états-unienne. C’est ainsi que la banque française BNP Paribas a écopé en 2014 d’une amende de 8,9 milliards de dollars pour avoir effectué des transactions en dollars avec Cuba.

Donald Trump a multiplié à son tour les sanctions pour renforcer le blocus contre Cuba (limitation des transferts d’argent vers Cuba, interdiction des voyages touristiques sur l’île…) en allant même jusqu’à placer le pays sur la liste états-unienne des États accusés de soutenir le terrorisme.

Toutes ces mesures ont des conséquences très concrètes sur la vie du peuple cubain créant pénuries et restrictions dans tous les secteurs économiques. En 2024, Cuba estimait, devant l’Assemblée Générale de l’ONU, les pertes liées au blocus à 164 milliards de dollars. Quant au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, il indiquait déjà en 2006 que « les restrictions imposées par l’embargo ont contribué à priver Cuba d’un accès vital aux médicaments, aux nouvelles technologies médicales et scientifiques » (Rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur la situation des droits de l’homme à Cuba (A/HRC/4/12).


Système de santé publique

À Cuba

En 2014, Margaret Chan, alors directrice de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) déclarait « Nous souhaitons ardemment que tous les habitants de la planète puissent avoir accès à des services médicaux de qualité, comme à Cuba ». Sans nul doute, les accomplissements en matière de santé constituent l’une des plus importantes réussites de la révolution cubaine.

Le système de santé cubain est fondé autour des trois principes que sont la gratuité, l’universalité et la prévention. Cette dernière est assurée par un réseau de médecins réparti sur l’ensemble du territoire au plus près des populations, des quartiers des grandes villes aux campagnes les plus reculées. L’île dispose en effet du nombre de médecins par habitants le plus élevé de la planète avec 9,4 médecins pour 1000 habitants, là où la France ne compte que 3,3 médecins pour 1000 habitants (données de la Banque mondiale, 2021).

À cela il faut ajouter le développement de la recherche médicale devenue l’un des points forts du pays caribéen. En 1981, est lancé le plan « Frente Biologico » qui aboutira à la création du consortium étatique BioCubaFarma. Cette entité est aujourd’hui composée de pas moins de 61 sites dédiés à la fabrication de médicaments et à la recherche médicale. Les succès de la recherche médicale cubaine sont déjà nombreux. Cuba a ainsi été le premier pays au monde à avoir su stopper la transmission du VIH de la mère à l’enfant chez les femmes enceintes, le premier à développer un vaccin thérapeutique contre le cancer du poumon aujourd’hui à l’étude aux Etats-Unis et nombre de ses médicaments s’exportent.

En 2020, le consortium BioCubaFarma permet à Cuba de développer ses propres vaccins contre la Covid dénommés Soberana, Abdala et Mambisa.

L’ensemble de ces dispositifs a permis au pays d’atteindre des indicateurs en matière de santé qui se rapprochent des pays les plus développés. Ainsi l’espérance de vie y est de 78 ans, le taux de mortalité infantile des enfants de moins de 5 ans y est de 8 pour 1000 en 2023 (6 pour 1000 en 2017). En raison de l’aggravation du blocus et de la crise qui en résulte, ces indicateurs sont en recul ces dernières années.


Dans la province de Santiago de Cuba

La province de Santiago de Cuba, comme toutes les régions du pays, possède une longue histoire de résultats positifs en matière de santé publique au cours des 60 dernières années. Aujourd’hui, malgré l’aggravation du blocus, elle se bat pour maintenir ces acquis en matière de santé.

Parmi les résultats de 2024 : la réduction de la mortalité infantile à 7,97 pour mille naissances vivantes malgré de grandes pénuries ; la couverture de tous les districts par des foyers pour les jeunes mères, l’augmentation du nombre de lits, et le maintien actif de 100 % des cabinets de médecine familiale.

Grâce à l’engagement de toutes les équipes, la province a évité des épidémies de dengue ou d’infections liées aux soins hospitaliers. Ces réussites sont aussi le fruit d’une couverture médicale suffisante.

Malgré les pénuries de médicaments et de matériels indispensables, 58 203 interventions chirurgicales ont été réalisées en 2024 dans la province de Santiago de Cuba, soit 1 702 de plus qu’en 2022. On compte aussi 32 opérations de fentes labio-palatines congénitales chez des enfants au sein de l’Hôpital Pédiatrique Sud « Dr. Antonio María Béguez César ».

Il faut également souligner la baisse de la mortalité prématurée due à quatre types de cancer : prostate, poumon, col de l’utérus et bouche. Par ailleurs, 8 docteurs en science ont été diplômés et 900 étudiants ont achevé leurs études d’infirmerie.

La solidarité, valeur forte du secteur, s’illustre par la présence de 3 560 professionnels (médecins, infirmiers, techniciens) dans 47 pays. Le travail en coopération internationale a permis l’entrée de matériels sanitaires, de nourriture, d’ambulances, etc., fruits également de la solidarité envers Cuba.

Parmi les autres réalisations : la mise en service de quatre centrales d’oxygène médical, situées dans les hôpitaux : « Juan Bruno Zayas », Hôpital Pédiatrique Sud, «.Ambrosio Grillo.» et « Orlando Pantoja » à Contramaestre.

Bien que cela ne couvre pas tous les acquis ni les besoins restants, cela reflète les efforts, l’abnégation et l’humanisme du personnel de santé de la province.


Maladies respiratoires chez les enfants (1 à 18 ans)

Les maladies respiratoires les plus fréquentes chez les enfants de 1 à 18 ans sont les infections respiratoires aiguës (IRA), en particulier le rhume, la pharyngite, la bronchite et la pneumonie. L’asthme et la bronchiolite sont également courants, surtout chez les plus jeunes enfants.

Facteurs influents :
★ Âge : Les enfants de moins de 5 ans sont plus vulnérables aux infections respiratoires aiguës (IRA).
★ Saison : les infections respiratoires sont plus fréquentes pendant l’hiver.
★ Facteurs environnementaux : la pollution de l’air, l’exposition à la fumée du tabac et la présence d’animaux dans le foyer peuvent augmenter le risque de maladies respiratoires.

Facteurs individuels : La présence d’autres maladies, comme les allergies ou l’asthme, peut rendre un enfant plus sensible aux infections respiratoires.

2. Le projet : réouverture du service de pneumologie


Missions et services dispensés à l’hôpital Juan de la Cruz Martínez Maceira


Fournir des soins spécialisés en pédiatrie, dont les services sont principalement orientés vers cette spécialité, en plus d’assurer la prise en charge.
Services dispensés :
• Néonatologie
• Soins intensifs
• Soins intermédiaires
• Néphrologie
• Cardiologie
• Pneumologie
• Gastro-entérologie
• Divers


Historique du service

L’hôpital a été inauguré le 24 juillet 1960 par le ministre de la Santé publique Dr. José Ramón Machado Ventura, sous le nom d’ONDI (Organisation Nationale des Dispensaires pour Enfants).

À l’origine, l’établissement disposait de 8 salles ou services dédiés aux différentes pathologies pédiatriques, ce qui correspondait au panorama de morbidité et de mortalité le plus préoccupant à cette époque.

L’hôpital a commencé avec : 2 salles pour la prise en charge des patients atteints de gastro-entérite, 2 salles pour les patients présentant diverses infections pédiatriques ou pathologies diverses, 1 salle pour les maladies respiratoires, 1 salle pour les dystrophies, le parasitisme et l’hématologie, 1 salle pour les maladies infectieuses et 1 salle de chirurgie pédiatrique, ce qui représentait une capacité totale de 150 lits d’hospitalisation.

Par la suite, l’institution a reçu le nom d’un médecin cubain qui avait travaillé dans le centre, Juan de la Cruz Martínez Maceira, et a inauguré le service de nouveau-nés et prématurés, dans le but de commencer à répondre aux besoins croissants liés à l’amélioration de la qualité de vie et de la survie des nouveaux nés, pour renforcer les indicateurs de santé.

Plus tard, à partir des années 1980, différents travaux de développement de l’hôpital ont eu lieu comme la création du service de l’unité de soins intensifs pédiatriques, la rénovation du service des urgences, la mise en place de la salle d’oxyde d’éthylène, le service de néphrologie destiné à traiter les affections rénales aiguës et chroniques, y compris la greffe rénale, le service de nutrition, ainsi que la construction de la Polyclinique de Spécialités. Tous ces changements ont constitué de grands progrès dans la prise en charge des enfants, contribuant à la réduction de la mortalité infantile dans la province.

À l’heure actuelle, le centre prend en charge une population estimée de 322 944 enfants présentant diverses pathologies. Il dispose de 10 services d’hospitalisation, d’un effectif de 818 travailleurs, d’un service territorial de néphrologie pédiatrique et d’hémodialyse, de services provinciaux de cardiologie, d’endocrinologie, et de soins complets de santé pour les adolescents, ainsi que d’autres services tels que la consultation de gynécologie infantile et juvénile.

Il est désormais nécessaire de souligner que les affections respiratoires chez l’enfant constituent l’un des principaux motifs de consultation et d’hospitalisation. Dans cette unité hospitalière, près de 50 % des admissions sont dues à cette cause, d’où l’importance d’un soutien structurel afin de pouvoir assurer une prise en charge intégrale et de qualité pour les patients.

Dans le centre, le processus de rénovation du service de pneumologie pédiatrique est sur le point de s’achever. Ce service accueille les patients de 1 à 18 ans, ce qui illustre l’ample éventail d’âges pris en charge. C’est pourquoi il serait très utile pour l’hôpital de pouvoir acquérir du mobilier, des équipements médicaux et non médicaux, des fournitures et d’autres ressources. Cela permettrait d’offrir un meilleur confort aux enfants malades et à leurs mères accompagnantes, ainsi que d’améliorer les conditions de travail du personnel médical et infirmier, ce qui se traduirait sans aucun doute par des soins médicaux de meilleure qualité.

3. Qu’est-ce qui sera acheté ?

Afin d’aider à rééquiper le service de pneumologie de l’hôpital pédiatrique Juan de la Cruz Martínez Maceira, la liste des besoins ci-dessous a été défini avec les équipes de l’hôpital sur place. S’ajoute à cela l’envoi du conteneur qui transportera le matériel depuis la France jusqu’à Santiago de Cuba.
En raison du blocus les besoins sont criants et le rééquipement complet du service nécessite d’autres matériels qui seront achetés si nous dépassons les montants affichés.

Désignation Quantité Etat Prix estimé unité en € Prix total estimé en €
Envoi du conteneur 1 7500€ 7500€ Dommages dans la bande de Gaza
Lits médicalisés enfants avec barrière et matelas 5 reconditionné 300€ 1500€ Dommages dans la bande de Gaza
Lits médicalisés adulte 5 reconditionné 1500€ 7500€ Dommages dans la bande de Gaza
Matelas grands lits 5 neuf 250€ 1250€ Dommages dans la bande de Gaza
Marchepied 1 et 2 marches 5 reconditionné 90€ 450€ Dommages dans la bande de Gaza
Tensiomètre pédiatrique 2 reconditionné 75€ 150€ Dommages dans la bande de Gaza
Tensiomètre adulte 4 reconditionné 100€ 400€ Dommages dans la bande de Gaza
Oxymètre 4 reconditionné 100€ 400€ Dommages dans la bande de Gaza
Thermomètre 10 neuf 15€ 150€ Dommages dans la bande de Gaza
Stéthoscope 6 reconditionné 100€ 600€ Dommages dans la bande de Gaza
Porte-sérum 5 neuf 65€ 325€ Dommages dans la bande de Gaza
Fauteuil roulant 4 reconditionné 300€ 1200€ Dommages dans la bande de Gaza
Table d’examen 1 reconditionné 300€ 300€ Dommages dans la bande de Gaza
Pèse-personne avec toise 1 reconditionné 300€ 300€ Dommages dans la bande de Gaza
Infantomètre 1 neuf 300€ 300€ Dommages dans la bande de Gaza
TOTAL estimé 22325€

4. Localisation du projet

5. Partenaire

Partenaire de notre association : Ministère de la Santé Publique – Province de Santiago de Cuba




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